« La sécurité sociale est la seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien-être de nos citoyens. »
Ambroise Croizat
La Sécurité Sociale, construite par les militant-es de la CGT et instaurée par Ambroise Croizat, en binôme avec Pierre Laroque, lorsqu’il était Ministre du Travail, repose sur une idée simple : se soigner est un droit fondamental et nous devons tous y avoir accès, sans distinction de revenu.
La Sécu a permis à la France d’avoir le meilleur système de santé au monde en reposant sur 3 piliers :
• L’universalité : tout le monde dispose des mêmes droits. La carte vitale offre les mêmes droits à tous les citoyens, riches comme pauvres.
- La cotisation : Chacun contribue selon ses moyens pour permettre à tous de recevoir selon ses besoins. La Sécu est financée par le salaire brut, c’est-à-dire par la partie de la richesse produite que nous mettons en commun. Plus on est riches, plus la proportion de notre revenu mis en commun est importante : en 2012, les 10% les plus riches contribuaient à hauteur de 15% de leur revenu et les 10% les plus pauvres à hauteur de 4%.
• Le conventionnement démocratique : ce sont les cotisant-es qui décident selon quels critères l’argent mis en commun peut être dépensé. Aujourd’hui encore, ce sont les médecin-es conventionné-es, qui acceptent la carte vitale.
L’héritage de la Sécurité Sociale pour construire un système alimentaire permettant à tout le monde d’avoir accès à une alimentation choisie en soutien aux agriculteur-ices locaux a amené la construction de l’idée d’une Sécurité Sociale Alimentaire.
Ici est présenté le monde idéal dans lequel une Sécurité Sociale Alimentaire serait mise en place au niveau national :
• Tout le monde aurait droit à une allocation de 150€ par mois, créditée sur une carte vitale alimentaire. Chaque « demie part fiscale », des enfants en langage humain, octroierait le droit à une allocation supplémentaire.
• Tout le monde y contribuerait, avec des cotisations sociales et patronales. Les 500 plus grandes fortunes françaises ont multiplié leur fortune par 9,4 depuis 2003. La France est un pays riche, il faut regarder où est l’argent pour l’utiliser au service du bien commun.
• Les 150€ mensuels ne pourraient être dépensés que dans des points de vente respectant certains critères élaborés démocratiquement : juste rémunération des producteur-ices, favorisation des approvisionnements en circuits courts, pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Ainsi, un budget alimentaire mensuel universel serait sanctuarisé et directement fléché vers des productions locales, garantissant des revenus aux agriculteur-ices.
La Caisse Commune Alimentaire Montagnes et Plaines Ariégeoises (CCAMPA) avance vers cet idéal en adoptant la méthode des petits pas !
Rejoignez nous !